les thérapies



thérapie par l’hypnose

Comment fonctionne la thérapie par l’hypnose ?

L’hypnose thérapeutique n’est pas l’hypnose de spectacle telle que nous pouvons la voir lors d’émissions de télévision.
L’hypnose Ericksonienne est un outil que l’on retrouve dans les thérapies brèves. Elle ne consiste ni à dormir, ni à se retrouver dans une position contrainte de dire ou de dévoiler des choses que l’on ne souhaite pas.
L’hypnose, proposée dans un cadre thérapeutique par un psychologue formé et bienveillant, permet d’induire des états de transe.
Cet « état modifié de conscience » est un état spontané, « naturel », que nous pouvons vivre, sans nous en rendre compte, dans notre quotidien.
Il vous est peut-être déjà arrivé d’être en voiture et d’être dans vos pensées ou en train d’écouter une musique ou une émission à la radio… Puis à un moment donné de vous dire « Ah je suis déjà arrivé là! ». Vous étiez durant ce moment, à la fois un peu partout, dissocié, à la fois dans votre conduite, dans votre souvenir, dans l’émission de radio… Et c’est cet état là, que nous allons utilisé pour travailler à de fins thérapeutiques.
Comme nous l’enseigne M. Erickson, l’état modifié de conscience est le chemin qui permet d’accéder à l’inconscient, là où se situent nos ressources internes, comme le lieu fertile à des solutions potentielles pour nos problèmes.
Lorsque nous avons pu nous connecter à cette partie inconsciente, nous pouvons : appréhender les choses de manière différente et anticiper de manière positive les situations qui pouvaient nous poser problème.
Dans le cadre d’un travail thérapeutique, il s’agit donc d’être accompagné en toute sécurité et bienveillance, à se dissocier de l’ici et maintenant, pour mobiliser ses souvenirs sensori-moteurs, faire l’expérience de ressentir et explorer les choses de l’intérieur, dans le corps, de manière différente.
Puis, il s’agit de se réassocier dans l’ici et maintenant, en étant plus ancré solidement dans la réalité.
Cependant, l’hypnose ne permet pas « d’oublier » ou de « changer » son passé, un événement douloureux ou traumatique, mais de modifier l’état émotionnel et les représentations associés, dans l’ici et le maintenant.
L’hypnose conversationnelle à laquelle j’ai été formée s’appuie sur une approche psycho-corporelle, amenant à ressentir des sensations corporelles ou faire l’expérience d’en éprouver de nouvelles, différentes, au regard d’un évènement passé traumatique ou douloureux par exemple.
Par cet outil, il est ainsi possible de travailler sur les traumas, les peurs et les phobies, certains troubles alimentaires, les problèmes de sommeil, la douleur et les douleurs chroniques…

L’intégration du cycle de la vie (ICV)

L’intégration du cycle de la vie est une nouvelle méthode en psychothérapie qui utilise la capacité innée « d’auto-guérison » du système corps-esprit. C’est une technique qui a été créée en 2002 par Peggy Pace, une psychothérapeute américaine dans la région de Seattle.

L’ICV est une méthode douce qui agit à un niveau neuronal profond afin de modifier des modes de comportement et des mécanismes de défense inappropriés dans le présent. L’ICV aide la personne à relier des émotions désagréables et des réactions inadaptées aux souvenirs d’événements passés qui sont à l’origine du problème actuel. La reconnaissance de ces liens, à un niveau profond du système corps-esprit, permet de « reprogrammer » les réseaux neuronaux du cerveau, afin de mieux répondre aux situations de la vie actuelle. 

En ICV on utilise l’imagination active et la visualisation d’une ligne du temps, construite par la personne elle-même, en y inscrivant ses propres souvenirs. Ce travail psychique permet de faire le lien entre les souffrances du passé et les ressources du présent. Par l’imagerie mentale, des processus de réparation et de cicatrisation sont possibles. Cette thérapie ne prétend aucunement changer le passé mais bien de le percevoir autrement et aller se connecter aux ressources du présent.

Il s’agit aussi de proposer de rencontrer le « Moi-Enfant » (cette partie-enfant existe à l’intérieur de chacun) afin de l’aider à se rendre compte qu’il n’est plus coincé dans le passé, que les «réponses-le soutien » dont il a peut-être manqué  peuvent lui être apportées, favorisant le processus de réparation, de cicatrisation. Il s’agit d’aider le Moi-Enfant et le Moi-Adulte de maintenant à pouvoir vivre de manière apaisée et de continuer à grandir et évoluer ensemble.  En imaginant que le « Moi-adulte » peut revenir dans le passé et ainsi prendre soin de son « Moi-enfant », il y a un apaisement qui se produit, permettant de réparer les enjeux affectifs qui demeuraient bloqués dans le passé.

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent… » Antoine de St-Exupéry.

L’ICV permet aussi au patient de réunir des pans de souvenirs dans un tout cohérent, même pour ceux qui ont du mal à se rappeler de leur passé.

Au cours d’une séance de thérapie avec l’ICV, le mouvement vers le présent s’effectue par la visualisation, comme si le client revoyait le film de sa vie. Ce film généré par l’imaginaire de la personne, présente une suite de scènes dont plusieurs deviennent reliées d’une certaine façon au problème actuel. En regardant ce film, la personne comprend que le passé a encore un impact sur ses comportements et ses choix actuels.

À chaque répétition, il peut y avoir de nouveaux souvenirs ou différents détails qui émergent spontanément et cela modifie légèrement la façon dont le client perçoit l’histoire de sa vie.

Les techniques d’impact par l’image

Pour continuer dans mon approche intégrative, notamment orientée thérapies brèves et stratégiques, et dans la même logique que les outils thérapeutiques décrits précédemment, les techniques d’impact par l’image sollicitent les différentes mémoires sensorielles et donc les différentes aires cérébrales.

Contrairement à une psychothérapie conventionnelle où seul le langage est utilisé, il s’agit ici et par l’image de réveiller ces évocations multisensorielles (les 5 sens), de les réunir pour permettre aux circuits spécifiques de « s’activer » et d’apparaître à notre esprit.
Lorsqu’on utilise de l’information visuelle pour stimuler le cerveau, en plus du langage verbal, nous impliquons une plus grande partie de la géographie neuronale.
Cf Danie Beaulieu dans son ouvrage Technique d’impact pour grandir : « C’est la différence entre construire une maison seule et s’y mettre à plusieurs ».
La stimulation visuelle fait partie du fonctionnement naturel du cerveau. Ce dernier est une réelle « machine à fabriquer des images », comme nous le prouve les études en neuroscience.
Ce mode sensoriel qu’est la vue, possède à elle-seule la capacité d’emmagasiner une quantité innombrable de données qu’il serait impossible de décrire avec le simple langage des mots. Par exemple, dans l’image d’un visage d’une personne nous captons et mémorisons toutes sortes d’informations : son trait, son âge, son expérience de vie, sa personnalité, son humeur, son lien avec nous…
La vue offre aussi une augmentation de nos capacités mnésiques (exemple les outils mnémotechniques).

Comme l’explique Danie Beaulieu : « Pour retrouver l’accès à nos voies souterraines, l’incorporation de stimulis visuels constitue une puissance souvent redoutable puisque, malgré nos objections conscientes, les images mettent en ébullition des cellules porteuses de différentes dimensions de nos expériences passées ». Par les métaphores et ces stimulis visuels en thérapie, c’est non seulement la personne dans sa globalité qui est impliquée, mais elle permet aussi un travail de transformation et l’inscription de nouvelles données plus solidement ancrées.